Bicoq' Galerie vivante

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Bicoq' Galerie vivante

2 rue du coq d'inde
31000 Toulouse
Tél: 05 61 25 10 06

Expositions passées
Thomas Zicola
Benoit Auclère
Verena Chomet-Durin
Quartiernumérosept
Tiko
Helène Mongin
Marc Berdoulat et Thomas Zicola
Nicolas Gout et les Cahiers d'Adèle
Psychodrame dans la cabane
 
du 16 mars au 24 avril 2010

"Paysages traversés-traversants, corps-mirages"

Vernissage le mardi 16 mars à 19h

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Les paysages traversés en train 


Sur la ligne Boussens-Toulouse, des paysages intermédiaires défilent par la fenêtre du train.


Entre villes et campagnes, ces paysages banals de larges étendues plates et monotones de champs cultivés et de zones industrielles, se dessinent en toile de fond.
 
Des lumières particulières se conjuguant au mouvement du train, donnent au paysage une dimension cinématographique, onirique, mélancolique et parfois fantasmagorique.
 
En premier plan, des formes étranges d’usines, d’arbres se mêlant à des pylônes surgissants et de petites gares de patelins, apparaissent en surimpression ou en contre-jour, déformés par la vitesse et la lumière, puis disparaissent à notre vue.
La vitesse emporte avec elle les formes et les détails du paysage qui défile ; l’œil capte des formes éphémères qui s’évanouissent à peine qu’elles apparaissent dans leur défilement.
 
Le mouvement, la lumière, l’obscurité, sont autant de phénomènes qui avalent et révèlent à la fois ces paysages traversés.
 
Se révèlent alors dans l’image des silhouettes mystérieuses, intemporelles, prêtent à se désintégrer d’un instant à l’autre... ce sont des corps-mirages.
 
Fixés en images photographiques, ces paysages traversés deviennent des « images-source » que je revisite par la peinture.
 
Chaque photographie a subie préalablement de multiples altérations par différents modes de reproduction de l’image. Ces altérations provoquent une trame au sein même de l’image et une déperdition de celle-ci  qui modifient l’aspect du paysage et de son atmosphère.
 
Sur les traces de la reproduction mécanique et numérique de l’image, je tente de poser la trace poétique du geste de l’homme, par ma main, ma sensibilité et par des couleurs issues de mélanges organiques et chimiques.
 
Une dernière exposition à la lumière transfigure à la fois ces paysages traversés et leur image.
 
Ces paysages traversés, deviennent au cours du processus de création, des paysages réels et imaginaires à la fois, traversés par ma conscience, mon histoire, mes projections, mes rêveries.
 
 
Ces paysages traversés en train, est un questionnement sur la perception, la captation, l’altération, la transformation et la transmutation à travers la trame, la couleur, la trace, où l’organique, le mécanique, le vivant et l’inanimé se confondent. L’atmosphère fantasmagorique et étrange de chaque paysage, suscite des espaces résurgents, entre passé et devenir, apparaissants et disparaissants, en désintégration imminente.
 
 
Hélène Mongin

www.arthelenemongin.com
www.helenemongin.com




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Plasticienne depuis 20 ans, Hélène Mongin utilise différents médiums en fonction des projets qu'elle mène. Le dessin, la peinture (gouache, acrylique, huile), l'encre sont les médiums "classiques" qu'elle pratique depuis plus de 20 ans.
Mais elle étend sa recherche artistique à la pratique d'autres médiums comme le monotype et ses multiples applications et dérivés,
la gravure sur métal qui requiert une maîtrise du trait, du geste, de la couleur lors de l'encrage et d'une précision quasi obsessionnelle vu la dimension de ses plaques (25mm x 25mm) et bien sur la photographie argentique qu'elle n'a jamais cessé de pratiquer depuis 1988,
puis la photographie numérique, depuis 2006, à partir de laquelle elle entame une nouvelle recherche plastique dans la continuité de celle amorcée en gravure, sur le thème des chemins de fer et du paysage.

 

Après s'être consacrée depuis 1991, à ses "Variations sur Pages de Journal" , elle entame une nouvelle recherche dès 2006, à partir de la photographie numérique, autour du paysage et du visage. Les problématiques abordées sont entre autres la déperdition de l’image dans ses différents modes de reproduction, le rapport de la photographie avec la peinture et celui du réel avec l’imaginaire. Mais d’autres questionnements sont abordés, découlant des premiers : le perceptible par la machine et le perceptible par l’homme, le visible et l’invisible, la lumière, le mouvement, l’apparition et la disparition du sujet photographié, la mort, l’épiphanie.
 
Le médium utilisé en amont et en aval de l'oeuvre, est la photographie numérique; mais tout un processus de phases successives d’altérations de l’image, de peinture et d’expositions à la lumière, s'opère entre la prise de vue initiale et la phase finale de l’œuvre où la photographie, la reprographie, le numérique, la peinture et la chimie se rencontrent.
 
Hélène Mongin a une licence d'arts plastiques, un B.T.S. d’Art Textile et Impression de l’École Supérieure des Arts Appliqués Duperré à Paris et un Bac arts appliqués à l’Ecole Boulle.
 
Hélène Mongin réalise des illustrations éditées pour des expositions autour de thèmes littéraires, destinées aux Bibliothèques et Médiathèques de France, avec les éditions *« Voir page 1 » ainsi que des catalogues bibliographiques commandés par les librairies françaises en collaboration avec la librairie toulousaine "Ombres Blanches"
Elle conçoit des projets pédagogiques d’arts plastiques et a animé de nombreux  ateliers d'arts plastiques avec différents publiques (adultes/enfants/adolescents), pour des associations, des écoles et I.M.E.*.
 
* éditions *« voir page 1 » : http://www.voirpage1.com/
 
*I.M.E. : Institut - Médico - éducatif