du 28 janvier au 7 mars 2009
Sans-titres, parce qu'aucune des photographies exposées n'en porte. Elles offrent ainsi à chaque regard de se déployer autour de son propre récit.
Chambres vidées de présence humaine, espaces collectifs délaissés, l'absence est peut-être le trait le plus saisissant des deux séries exposées. Mais elles ne sont pas pour autant silencieuses. C'est dans le vide entre les choses, dans l'espace laissé vacant, qu'une présence est à retrouver. Il revient alors à chacun d'éprouver la façon dont il investit ces lieux et comment ceux-ci l'investissent en retour.
La série Ensemble utilise la représentation de l'espace public comme métaphore de l'élaboration de récits collectifs et de leur nouage au plus singulier.
La série Trames prolonge ce travail en se déplaçant vers l'intime. L'une et l'autre ouvrent la voie à de multiples interprétations davantage liées à l'histoire personnelle du visiteur qu'à celle de l'opérateur. L'aspect artificiel de ces photographies, souligné par les composantes plastiques de l'image, amplifie leur apparence confidentielle et leur tension dramatique et accentue leur rôle narratif en leur conférant une dimension cinématographique. Elles interrogent alors les codes du médium photographique en mettant en exergue ses paradoxes : fixité du temps et dimension narrative, enregistrement d'une supposée réalité et fiction. Les couples contradictoires obscurité/lumière, intérieur/extérieur, renforcent le caractère ambivalent des images.
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Thomas Zicola
Sans-titres, parce qu'aucune des photographies exposées n'en porte. Elles offrent ainsi à chaque regard de se déployer autour de son propre récit.
Chambres vidées de présence humaine, espaces collectifs délaissés, l'absence est peut-être le trait le plus saisissant des deux séries exposées. Mais elles ne sont pas pour autant silencieuses. C'est dans le vide entre les choses, dans l'espace laissé vacant, qu'une présence est à retrouver. Il revient alors à chacun d'éprouver la façon dont il investit ces lieux et comment ceux-ci l'investissent en retour.
La série Ensemble utilise la représentation de l'espace public comme métaphore de l'élaboration de récits collectifs et de leur nouage au plus singulier.
La série Trames prolonge ce travail en se déplaçant vers l'intime. L'une et l'autre ouvrent la voie à de multiples interprétations davantage liées à l'histoire personnelle du visiteur qu'à celle de l'opérateur. L'aspect artificiel de ces photographies, souligné par les composantes plastiques de l'image, amplifie leur apparence confidentielle et leur tension dramatique et accentue leur rôle narratif en leur conférant une dimension cinématographique. Elles interrogent alors les codes du médium photographique en mettant en exergue ses paradoxes : fixité du temps et dimension narrative, enregistrement d'une supposée réalité et fiction. Les couples contradictoires obscurité/lumière, intérieur/extérieur, renforcent le caractère ambivalent des images.
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